jeudi 18 février 2010

Christophe Marguin, cuisinier collectionneur


Inlassable, je l'ai rencontré dans le restaurant familial qui porte d'ailleurs le même nom et dont la spécialité est le traitement de la grenouille des Dombes. Situé à quelques encablures de Lyon, ce passionné gourmand, collectionneur, président des Toques Blanches du Monde sait parfois devenir enfant.

Avec sa collection unique de menus ( 1500 pièces) de vieux livres de cuisine uniques dont des premières éditions de la physiologie du goût de Brillat-Savarin, il sait nous émouvoir dans sa cuisine.

coucou me revoila !




Oui, je sais, je sais comme disais Gabin. En fait je ne vous ai point oublié, mais ai quelque peu faillit à ma tâche de vous faire partager de grands moments de passions à travers mes derniers voyages.

Ma visite à Lyon dans le fief du Grand Paul Bocuse était des plus enrichissantes et gourmande. Avec l'ami de toujours qu'est Joseph Viola ( il faut aller dans son resto) j'ai pu rencontrer Christophe Marguin, un collectionneur de premier ordre qui garde jalousement une collection de menus intactes et qui sont dédiés aux divers repas depuis plus d'un siècle que l'on sert aux invités de marque lors de visites présidentielles.

Puis, une délicieuse visite dans cette chocolaterie d'exception qu'est Bernachon à Lyon. Une troisième génération de chocolatiers qui perpétue l'amour du travail bien fait et jouxte à cela une qualité indéniable de grands produits qui permettent ainsi d'élever cette chocolaterie au rang des meilleures du monde.

Philippe est le troisième de cette génération et nous rendra visite au mois de mars au Québec ou il recevra le titre d'ambassadeur de l'érable.
pour la cause il créera un bonbon liqueur avec érable et marc de Bourgogne, et une version de l'éventail servi à Lyon.


Les Bernachon s'ouvrent ainsi à l'érable et l'intégrent désormais comme un gran produit du monde qui sera dignement représenté dans la boutique à Lyon.

dimanche 3 janvier 2010

Prochains voyages de Parmentier



L'année 2010 s'annonce prospère en voyages pour votre serviteur.

Janvier,visite en France à Lyon chez Messieurs Bernachon, Ducasse, et Alain Passard à Paris.
En février voyage gourmand au Japon à Tokyo, puis de retour pour une courte visite aux USA en Californie et à Chicago.

Vers le 15 mars direction la Bolivie et le Pérou pour l'émission les Marchés de Philippe sur le Canal Évasion.

Oui je sais, vous me proposez tous de porter mes bagages, de m'accompagner. Je vous ferai suivre mes aventures avec le blogue et vous invite à m'écrire pour partager vos recettes favorites que je m'évertuerai de publier.

la meilleure recette sera sélectionnée et le gagnant recevra en plus de ma gratitude, un cadeau I sens des produits de Philippe Mollé.

Le Roi est mort, vive la Reine !

Entendons nous, il s'agit de Reines ou de Rois qui font bien l'affaire des pâtissiers. Tout comme le Beaujolais nouveau qui a longtemps profité aux vignerons de la région du Beaujolais, la pâte feuilletée profite elle directement aux professionnels du baba,et du St-Honoré qui vendent souvent avec de généreux profits une galette dite des Rois.

L'historique de la galette remonte au Moyen- Âge lorsque les moines gardaient une part de galette ( celle des pauvres) en la cachant sous la table. La galette bien modeste et constituée d'une pâte levée sucrée contenait une fève. Bien plus tard, les pâtissiers Français transformeront la galette en brioche avec des fruits secs et ajouteront alors une ( fève) représentant à l'époque des sujets en plâtre de la crèche. À ce jour la galette ou Pithiviers est constituée de pâte feuilletée garnie de crème d'amandes, de confiture ou autre mélange.

les fèves sont devenues aussi de véritables objets de collection que s'échangent les fabophiles du monde entier. L'Épiphanie ou l'arrivée des rois est devenu un symbole. Après la St Valentin, et avant Pâques ce sera le Carême, un repos pour l'estomac avant le chocolat qui reviendra en force faire le bonheur de cette profession.

dimanche 27 décembre 2009

Bonne Année 2010













Pour vous , juste pour vous, mes coups de coeur photos lors de mes voyages sur cette terre si belle.
Photos prises au Mexique, Portugal, Maroc, Japon, Chine, France, Papeete, et au Québec


À tous chers amis du blogue, tous mes voeux pour 2010
Philippe Mollé, alias Parmentier

Photos: droits réservés de l'auteur, P Mollé

samedi 26 décembre 2009

Les restes du lendemain


Pitié, ne dites que vous en avez assez de la dinde farcie aux marrons dodus, des tourtières de la belle-mère, celles dont vous dites à chaque fois quelles sont les meilleures au monde ( hypocrite et menteur) du gâteau aux fruits sec comme un bâton de baseball et qui devrait servir à frapper celui qui l'a apporté.

Et puis les restes que vous allez traîner durant 2 semaines en sandwichs, les surplus de fromage jaune, blanc ou marbré qui se donne des airs bien pâles de cheddar.Au moins vous en tirez bien avec les sandwichs aux oeufs, les petits pois, ou encore les restants de bûche que l'on a remis en Cadeau à votre soeur.

Voila les fêtes c'est aussi cela, après la crise de foie, la crise d'identité, ou la crise de famille, il vous reste à espérer que 2010 sera un grand cru, voir une grande année qui vous apportera plaisir et gourmandises.

vendredi 25 décembre 2009

Noël sans ma mère




Et pourtant, un jour il fallait qu'elle parte! Laissez ma mère s'en aller ailleurs et penser que nos Noël ne seraient jamais plus comme avant était difficile.

Deux ans déjà sans oublier les Noël de mon enfance. Des vrais Noël avec la messe de minuit, le réveillon avec les parents, les cadeaux, et une vraie joie dans une "vraie " famille.

Ma mère préparait son Noël des mois à l'avance, choisissant ses décors avec mon frère, les cadeaux pour tous, son menu, et plus encore.
La vraie joie tout comme mon père plus discret était de recevoir, de partager sans oublier néanmoins que pour les chrétiens qu'ils ont toujours étés, que Noël est avant tout la fête de la nativité.

Au début la magie et une certaine fébrilité s'installait dans la demeure familiale au début des vacances scolaires. Petit à petit avec la crèche et le sapin cette magie s'accentuait pour devenir intense.

Sans être très fortunés, mes parents veillaient toujours à ce que Noël soit parfait. Plus petit, mon père s'activait plusieurs mois avant Noël à fabriquer certains de nos cadeaux, c'est ainsi que notre premier train électrique apparu, les vélos, et finalement avec "les Temps Modernes" tout l'inutile dont dispose chacun de nous.

Noël c'était surtout la table et le décorum qui l'entoure. Petits sujets en cire, portes menus,pommes de pin, santons, table brodée ou joliment illuminée de mille bougies et le menu que mon père avait soigneusement calligraphié ou écrit avec les pleins et les déliés comme appris jadis au porte-plume.

Les huîtres demeuraient une tradition pour les gens du bord de mer que nous étions, puis les marrons, le boudin blanc, la dinde ou le gibier, les volailles de Challans et parfois les langoustes accessibles encore à cette époque.

Puis il y avait les fromages et la traditionnelle bûche de Noël.

Par la suite maman, évoluera dans le choix de ses menus, avec les livres de recettes, les magazines qu'elle dévorait et ses émissions de télé sur la gastronomie, elle deviendra plus sophistiquée avec foie gras, faisan, bûche glacée et chocolats de toutes sortes. Ah la gourmande !

Désormais Noël est éteint, son sourire et sa joie de donner ont disparus, maman fête son Noël avec nos souvenirs, et chacun de nous se souvient.